| Virginie ESPIRT |
107e JUF |
23'18" | 5200m | |
| Rachid BOUTASGHOUNT | 306e ELITE M | 44'04" | 11550m | 87e ESM |

On répète à loisir que l'athlétisme est un sport formateur, mais que la formation est longue et fastidieuse. Virginie Espirt est l'exemple parfait de la réussite par le travail. La Romillonne arpente la piste du stade Bardin-Gousserey depuis une douzaine d'années, mais recueille les fruits de son assiduité depuis trois saisons véritablement. « Plus jeune, j'étais un peu fainéante, reconnaît la junior du RS 10. J'allais aux entraînements surtout par jeu, pour retrouver les copines. » Elle avoue avoir « mûri » et pris les choses un peu plus au sérieux depuis sa première qualification aux Championnats de France de cross, en cadettes première année (148e). Une étape, un déclic dans son parcours, que la jeune femme assimile à son début de collaboration avec Arnaud Aubert, son quatrième entraîneur après Virginia Payet, Emmanuel Malizia et Yvan Gehin. « Disons que le courant passe vraiment bien avec Arnaud, je l'adore ! »
Une complicité entraîneur-entraînée qui a permis à la spécialiste de demi-fond de « garder toujours le même plaisir d'aller aux séances. Et pourtant, je ne fais pas toujours que ce qui me plaît. Les séries de VMA (vitesse maximale arérobie) j'en fais souvent, je n'aime pas ça, mais c'est grâce à ça que je progresse… »
« Ne me parlez pas ! »
Originaire de Bethon dans la Marne, elle aurait pu se licencier à Sézanne, mais c'est à l'USMR puis au RS 10 qu'elle continue d'évoluer. Rapide, endurante, elle a signé un chrono prometteur au début de l'hiver en salle sur 1 000 m, prenant du coup confiance pour la suite de la saison en cross.
« On a bien travaillé avec mes entraîneurs pour préparer les France. On a surtout fait une séance intéressante en côte. Sur le circuit d'Aix-les-Bains, il y a une grosse bosse… » Affûtée, motivée, Virginie Espirt s'est fixé un objectif raisonnable : « Terminer dans les soixante-dix premières. Mais j'appréhende un peu. Les jours de course, je suis toujours stressée et il vaut mieux ne pas me parler ! » Un résultat qui mettrait une touche finale à une jolie saison. « Cet été, j'aimerais me qualifier pour la première fois aux Championnats de France sur la piste sur 800 m », annonce-t-elle. « C'est une épreuve dure qui correspond à mes qualités. » La Romillonne n'a pas choisi la solution de facilité, mais le challenge vaut la peine d'être tenté.